Quelques mots avec… the sherlocks

Publié le 26 octobre 2023 par Unis Son @unissonmag

Alors que le groupe est au milieu de sa tournée du Royaume-Uni, le chanteur Kiaran Crook a gentiment accepté de répondre à quelques-unes de nos questions. Interview The Sherlocks.

Formé par Kiaran Crook (chant, guitare), son frère Brandon Crook (batterie), Alex Procter (guitare), et Trent Jackson (basse), le quatuor originaire du sud du Yorkshire, au nord de l’Angleterre, a sorti People Like Me and You cet été. Le groupe, qui a vu la moitié de sa formation partir pendant la pandémie du COVID-19, est revenu en 2021 avec World I Understand, et semble inarrêtable depuis. C’est au Islington Assembly Hall, une très belle salle originairement construire dans les années 30s, que nous rencontrons le groupe.

Unis Son : Vous jouez ici ce soir, est-ce que ce lieu à une signification pour vous ? Ça fait quoi de jouer ici ?

Kiaran Crook : En vrai, je n’ai jamais joué ici, mais c’est toujours le signe d’une bonne salle quand tu en as beaucoup entendu parler. J’ai entendu pas mal de gens dire « Oh, c’est une très bonne salle » et je pense qu’on l’avait en ligne de mire depuis un moment maintenant. Après les balances, on a vraiment hâte. En plus c’est super joli avec son balcon. Je ne sais pas quand est-ce que ça a été construit, mais c’est réellement un endroit cool.

US : Et du coup, ça serait où votre lieu de rêve pour un concert ?

KC : C’est une bonne question. Et malgré le fait de devoir répondre à cette question pendant des années, je n’en ai toujours pas trouvé la réponse définitive… Salle de rêve… Tout le monde doit dire Wembley ou un truc comme ça… Je sais pas ! Peut-être, en vrai, juste un grand champ, un lieu qui nous tient à cœur. Sûrement un lieu comme Hillsborough, le terrain de Sheffield Wednesday [NDLR : équipe de foot]. Ou un champ proche de Sheffield qui peut accueillir quelques milliers de personnes… Ou faire le Tramlines, un festival de Sheffield. Ouais, faire l’affiche de Hillsborough Park. Ça serait énorme pour nous.

US : Est-ce qu’il y a des groupes ou des titres que vous écoutez en boucle en ce moment ?

KC : Alors, qu’est-ce que j’écoute ? J’écoute vachement de musique d’Halloween en ce moment. Genre Ghostbusters ! Ouais, beaucoup de playlists d’Halloween pour l’instant. On essaye de vraiment se mettre dans l’ambiance cette année. Ah, et les Smashing Pumpkins aussi.

US : C’est top ! Du Français dans la playlist ?

KC : (rires) Malheureusement, non.

US : People Like Me and You est votre quatrième opus. Est-ce que vous en avez l’impression en avoir déjà fait quatre ?

KC : D’un côté, oui. Je pense qu’on a essayé beaucoup de choses, mais qu’on aime ça autant qu’avant… C’est assez fou de se dire que tu as quatre albums dans ta poche. Mais, quand tu commences à en créer un, t’as toujours l’impression que c’est le premier ou le deuxième, en vrai. Parce que tu n’as pas l’impression de maîtriser la chose, et on la maîtrise pas encore non plus. Mais ouais, est-ce qu’on dirait notre quatrième, peut-être pas, non. On dirait l’un de nos premiers dans un sens.

US : Donc vous gardez les choses fraîches ?

KC : Ouais, très fraîches.

US : Dans l’ensemble, il sonne aussi plus intime et plus sérieux. Peux-tu nous parler du processus de création ?

KC : Ouais, on a commencé de la même façon que les fois d’avant : on met des idées et des chansons en commun. D’habitude, ça commence avec moi à la guitare acoustique, parfois électrique, des fois même au piano, au synthé. Et ensuite, quand on a eu assez d’idées, c’étaient pas des chansons terminées non plus, mais on s’est dit, let’s go, on va en studio. On savait vaguement ce qu’on voulait en sortir, mais il y avait des paroles et tout à finir, fignoler des riffs de guitares, et tout. En gros, on a fini l’album en studio, pas mal de paroles et d’idées sont nées directement là-bas. Mais c’est parce qu’avant ça, c’étaient pas encore des chansons réellement formées, juste des idées qu’on avait. C’était vraiment un super moment pour nous de retourner enregistrer après le troisième album. Du coup, on s’y est précipité (rires).

US : C’est vrai que le troisième et quatrième sont très proches l’un de l’autre.

KC : Ouais, on était dans notre élan. Du coup, on s’est dit « Allez on y retourne ! »

US : Et est-ce que vous pensez déjà au prochain ?

KC : Oh que oui !

US : Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus ?

KC : Je sais pas trop quand est-ce qu’il va sortir. On va sans doute commencer l’enregistrement bientôt. Les chansons sont quasi prêtes à rouler. Dès qu’on a fini le tour, d’abord le Royaume-Unis et l’Europe ensuite, du coup, sans doute après Noël, on commencera à répéter les chansons dans notre salle et on verra ce que ça donne, ce que les gens aiment, et on commencera à enregistrer l’année prochaine. Et ensuite, je sais pas quand ça sortira. Quand on nous dira que c’est prêt sûrement.

US : Il y a eu pas mal de changement dans le monde, dans le groupe, et avec le COVID… Est-ce que vous avez l’impression que ça à impacter votre performance ?

KC : Comme pour ce quatrième album, je pense qu’on se sent plus frais. C’est presque une renaissance, sans faire le type… Je pense qu’un changement, et parfois aussi sérieux que le COVID, où la musique s’arrête, puis de pouvoir rejouer, c’est parfois nécessaire pour réaliser à quel point tu aimes faire ça. Donc, revenir évidemment avec ce troisième album et maintenant ce quatrième, on est vraiment super à fond dedans tout le temps maintenant. Ça nous a foutu un bon coup de pied au cul.

US : Ça fait maintenant une bonne dizaine d’années que le groupe existe, est-ce que vous voudriez le célébrer ? Ou est-ce que ce quatrième album est une sorte de célébration ?

KC : Ouais, on est encore dans la phase ‘lune-de-miel’ avec le quatrième album. Mais ça serait top de pouvoir faire quelque chose, même pour le tout premier album. Bon, il est sorti en 2017 je crois. Donc qui sait, peut-être en 2027, si on est tous encore en vie, on fera un truc spécial. Probablement un gros concert, qui sait !

US : Et pour finir, quel est ton premier souvenir musical ?

KC : Je suis pas sûr… Je regardais beaucoup de chaines de musique, donc sans doute un truc comme ça.

Brandon Crook (qui travaillait à côté de nous) : Probablement la bande originale de Matilda !

KC : Ouais, en vrai, c’est surement ça (rires).

On les remercie encore The Sherlock pour s’être prêté au jeu de l’interview avec nous. Le groupe passera en France le 20 novembre, au Supersonic à Paris. Plus d’info ici.


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: THE SHERLOCKS

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