Sur la platine – dark rainbow – frank carter & the rattlesnakes

Dire que j’attendais le nouvel album de Frank Carter & The Rattlesnakes, Dark Rainbow, avec impatience est un euphémisme. Maintenant qu’il est là, la connexion est faite, forte et implacable. Review.

DARK RAINBOW – FRANK CARTER & THE RATTLESNAKES

Frank Carter & The Rattlesnakes, Dark RainbowSi c’est le plus calme de leurs albums, Frank Carter & The Rattlesnakes ne sont pas que sages comme des images sur Dark Rainbow. Honey, qui ouvre ce complexe quatrième album, en est la preuve. Riffs forts, basses qui emplissent l’espace, c’est sexy, collant, fusionnel, passionnel. Le groupe l’a aussi montré sur le troisième single de cet opus, Self Love, incroyable titre aux guitares hurlantes fait pour apprendre à s’aimer soi-même.

L’amour jalonne les paroles de cet opus. Perdu, retrouvé, pour l’autre, pour soi, romantique, familial, spirituel… il est partout, à l’image de la lame de tarot des Amants qui se retrouve dans l’art de la pochette, dessiné par Carter. Ajoutez une bête à corne, aussi présente dans son art, et vous obtenez la carte du Diable, souvent mettant en garde de certains excès. Et justement, Dark Rainbow est né d’excès… ou plutôt de sobriété.

La voix de Carter n’a jamais paru aussi apaisée, malgré les déchirures. Toujours puissante, ses notes sont plus claires tout en y gardant ce grain qui la rend si unique. Et pour la mettre en valeur, Man of the Hour, qui question le statut de rockstar, a fait un travail formidable, notamment sur son refrain éclatant qui donne envie de s’époumoner avec lui. L’étourdissant Can I Take You Home comme le provocateur et nonchalant American Spirit font des ravages. Avec celui-ci, on revient à cette incarnation des excès.

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Le Diable prend un violon et Carter et Richardson, eux, accueillent ses fautes, les reconnaissent et contrent. Ils se servent de lui pour créer Happier Days, qui saura parler aux âmes perdues qui veulent bien écouter. Pour Brambles, c’est une ambiance mystérieuse qui s’empare d’abords des amplis. La voix est progressive, encore une fois éclatante, en demande d’amour. Et le titre reste écorché vif, comme ses auteurs.

Sur Queen Of Hearts, le château s’effondre. Chaque note s’étend et donne à l’atmosphère la couleur d’un soleil de minuit. C’est éploré que le groupe enchaine avec Sun Bright Golden Happening. Un léger écho sur la voix, un frisson de cordes lointain, la composition épurée porte un espoir fragile, précieux et immense.

Frank Carter & The Rattlesnakes, Dark Rainbow

Mais pour apercevoir l’espoir, il faut passer par pire. Le Diable remet les Amants sur le devant de la scène avec le troublant et troublé Superstar. D’où l’importance de Self Love qui vient ensuite, écartant le brouillard d’un coup de guitare bien senti. Hymne, le titre arrive juste avant le dernier, A Dark Rainbow. Celui-ci annonce une renaissance, une éclosion, la fin d’un cycle infernal de ruines et souffrances. Son refrain, encore une fois, en fera chanter plus d’un. La longueur des notes déchire l’espace et le temps.

Créé d’abord à partir des chansons qui n’allaient pas sur ses prédécesseurs, venant de ce que le groupe appelle ‘le jardin’, Dark Rainbow a bien sa propre image. Le Diable se retrouve planté d’épées à l’arrière de la couverture, épuisé… Avec tout ça, je vois en cet album un renouveau salvateur et annonciateur d’un avenir de plus en plus brillant pour le groupe. Dark Rainbow de Frank Carter & The Rattlesnakes est une réussite totale.

En écoute : Self Love


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📷FRANK CARTER & THE RATTLESNAKES – VINYLE UNIS SON
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