The hives grands princes à l’ally pally

Qui d’autre que The Hives pour revendiquer le beau bâtiment qu’est l’Alexandra Palace ? Personne bien sûr. Live Report.

C’est avec aplomb qu’Howlin’ Pelle Almqvist hypnotise ou embrouille en enchaînant Ally Pally Pally Pelle Ally Pelle et pouf, le bâtiment appartient aux Suédois. Bon. Personne dans la salle ne leur donnera tort ce soir. C’est leur plus gros show au Royaume-Uni et le public est en transe.

ÉNERGIE EN CASCADE

Il faut dire que les premières parties nous ont bien chauffés. D’abord Spiritual Cramp avec son punk-rock californien aux élans Ramones envoie tout ce qu’ils peuvent et savent convaincre avec un style un peu vintage. Niveau attitude, la filiation avec The Hives est assez nette et leur présence est à la fois logique et bienvenue ce soir. Enchainent Yard Act. Si Shakespeare était un millénial de Leeds, soit il serait ce groupe, soit il serait fan du groupe. Le flow des paroles est légendaire et leur setlist prend de la profondeurs dans les basses et dans les riffs. Le rendu est plus rock que certains de leurs titres studios, dont Dream Job et le jouissif We Make Hits. Jeu de lumière au top, présence phénoménale, pas de doute, le show est en bonne voie.

Arrivent ensuite The Hives. Et au risque de me répéter apres plus de treize ans de leurs lives : ils gèrent comme personne. La lumière est impeccable, l’énergie est légendaire et la setlist est à point. Et, bien évidemment, leurs costumes apportent un petit truc en plus qui marque. Leur éternel gimmick en noir et blanc est ici marqué par des bandes de LED blanches pour plus de lumières sur scène. Cerise sur le gâteau, elles sont également gérées par la régie lumière. Dynamique, fun, sobre et franchement stylé, on approuve très fort. Des touches de rouge allument les trois grosses caisses formant le mot THE, et parfois, les ballons blancs suspendus devant un fond blanc forment HIVES.

L’énergie est portée aussi par la setlist qui déroule des hits tels que Hate to Say I Told You So, Walk Idiot Walk, Tick Tick Boom, Come On!, Bigger Hole To Fill, et Here We Go Again. Mais cette tournée, elle est aussi pour les nouveaux titres comme le prouve l’ouverture cathartique qu’offre Enough Is Enough, Rigor Mortis Radio, Bogus Operandi, Born a Rebel, Paint a Picture, et, pour le rappel, Legalize Living et The Hives Forever Forever The Hives. Les pogos envoient et ça réchauffe la salle pourtant relativement froide. Pas moi qui le note, mais bien le Scandinave au micro sous les spots brûlants. C’est dire. Est-ce que ça nous empêche de profiter et de transpirer ? Pas le moins du monde !

C’EST JAMAIS TROP

Le mieux reste quand même de voir à quel point ils savent faire le show et gèrent leurs titres avec passion et technique. Certes, Countdown to Shutdown a eu un peu mieux comme performance, mais le groupe sait aussi s‘éloigner des sentiers battus et préparés pour la tournée en se jetant sur une requête du public avec Smoke & Mirrors pendant le rappel. Une chanson de plus, c’est toujours un peu plus de Hives et on ne s’en plaindra jamais. Finir avec The Hives Forever Forever The Hives nous le laisse en tête pour toujours, et la encore, c’est un coup de maître.

Grands princes !


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📷THE HIVES – DEAN BRANDSHAW
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