Wave Machines

Publié le 07 avril 2010 par Zikaddict

Wave If You’re Really There


Megaphon/Guess What!
Sortie : Avril 2010>

«Un art du songwriting, un goût des arrangements et une culture musicale très au-dessus du lot», comme qu’y disent dans Les z’Inrocks à propos des Wave Machines. «De l’art pop instinctif; des rythmes construits sur des tics et blips mélodiques, de petits points de polka rassemblés sous la voix de Tim Bruzon, qui se situe quelque part entre celle de Beck Hansen et celle de Barry Gibb», comme qu’y disent dans le topo promo toujours à propos des mêmes mecs.

Avec son spleen britannique épicé de pointes d’effrontreries, Wave Machines vient grossir les rangs de la lignée excentrique des aventuriers/avant-gardistes de la musique anglaise comme XTC, The Beta Band, Hot Chip, etc…
Composé de l’édifiant “Cash-Concerter”, du terrible “Greatest Escape We Ever Made” et de “The Line”, de l’impuissance passive/agressive de “Punk Spirit”, de la sécurité des nombres dans “I Joined A Union” ou encore de l’instropectif titre éponyme, “Wave If You’re Really There”, montrant un Carl Brown sur la défensive, Wave Machine réinvente ses propres codes du pop-rock grand public, et ré-imagine joyeusement l’univers commercial de la pop mainstream sur “I Go i Go i Go” et “Keep The Lights On”. Chaque morceau est une nouvelle poussée dans l’exploration d’un univers dont on pensait depuis longtemps avoir atteint les limites..
Le titre le plus efficace de tous reste incontestablement la lamentation du batteur, Vidar Norheim, au sujet des immeubles abandonnés de Liverpool, sur le morceau presque entièrement instrumental, “Dead Houses”.
Enregistré dans les entrailles de la St Brides Church à Liverpool, Wave If You’re Really There doit énormément à l’aura et l’acoustique bien particulières du lieu… décidément atypique. Une cathédrale qui, à la nuit tombée, devenait leur terrain de jeu, leur espace de réflexion et d’expression.

Smart Ace