Chocolat : Machine fuzzy destructrice

Publié le 12 novembre 2016 par Feuavolonte @Feuavolonte

Le groupe de Jimmy Hunt nous a servi un savant cocktail explosif jeudi soir au Matahari Loft pour le lancement de son nouvel album Rencontrer Looloo, mélangeant rock psyché jazzy, heavy metal, prog et sonorités à la Stooges!

Chocolat/Photo: Mathieu Catafard

«Bon voyage Leonard!», lance Jimmy Hunt à la foule.

J’ai mal à tout mon être: les résultats de l’élection présidentielle américaine et maintenant de la mort du grand poète montréalais…

Le Matahari, grand loft en haut du Dollarama sur Mont-Royal, est plein à craquer. La foule est prête à rentrer dans l’univers psyché spatial de cet album concept qui voue un culte à Looloo, un dieu transgenre qui adore la culture pop américaine, le cherry coke et les bretzels… Ça vous donne une idée de l’ensemble? Moi non plus.

Fringués comme des membres d’un band prog de 1975, mis à part le saxophoniste et claviériste Christophe Lamarche-Ledoux qui est vêtu d’une robe de chambre, les cheveux aux épaules, les gars font littéralement exploser la salle.

J’ai la bonne idée de me mettre à côté des speakers devant la scène. Résultat: je pense que mon oreille droite ne s’en remettra jamais. Les sifflements n’ont pas encore cessé.

Il faut dire que les gars jouent excessivement fort. Ça peut être désagréable pour certains, mais en même temps, leur nouveau matériel est conçu pour être joué de cette manière.

Les gens ont l’air d’avoir pris une douche, il fait à peu près 40 degrés dans le loft, les gens trashent au centre de la salle, le son est parfois violent et brutal puis il revient doux et planant.

Chocolat/Photo: Mathieu Catafard

«Il fait chaud en crisse, ça dérange-tu si on boit de la bière un peu ensemble?», demande Hunt.

Les morceaux Ah ouin et Les pyramides sont de petits bijoux précieux, des chansons très classic rock bien pop et fruitées. J’en salive.

«Les pyramiiiiiidesssss», fredonne Jimmy par-dessus la mélodie jazzy à la King Crimson. Que c’est beau.

Enfin! Un groupe québécois qui ne reste pas dans un cadre bien prudent. Leur son n’a pas peur de s’envoler audacieusement vers plusieurs styles musicaux. Ils chantent en français, mais la langue n’est pas une barrière importante pour ce qu’ils font et le chant aide surtout à l’accompagnement de l’ensemble de l’œuvre… C’est peut-être pour cela qu’ils commencent à se faire un nom dans les vieux pays.

L’album Rencontrer Looloo sortait hier. Allez l’acheter, plongez dans leur désordre cosmique vous n’allez pas le regretter!