Keith Kouna et les au revoir humides au Shérif

En entrant dans le Ministère pour le Last Call de Bonsoir Shérif de Keith Kouna, on constate rapidement que l’humidité de la pluie verglaçante extérieure s’est infiltrée en dedans: ça pue un peu. Dans la foule compacte: des cheveux. Il n’y a qu’une place où il y a autant de dreads au pied carré et c’est dans un pavillon d’arts et lettres de cégep. 

Keith Kouna et les au revoir humides au ShérifKeith Kouna/Photo: Élise Jetté

Une fois le groupe sur scène, il nous manque le guitariste (Martien Bélanger). «Il était en train de chier», crie mon voisin de gauche, satisfait de sa remarque. De l’autre côté, mon voisin de droite ramène 50$ cash à ses boys en disant: «cancellez ça, les boys». C’est pas à soir qu’ils vont faire des drogues dures.

Keith commence doucement avec Berceuse. «C’est toujours cool de commencer avec un hit bien entraînant», affirme-t-il a posteriori. «On a du gaz inquiétez-vous pas», dit-il pour rassurer sa gang.

«C’est le dernier show officiel, fait qu’on se saoule, criss», lance Keith Kouna avant de poursuivre.

Keith Kouna et les au revoir humides au ShérifKeith Kouna/Photo: Élise Jetté

Il nous confie que son récent passage en France n’a pas été si l’fun que ça et qu’il est content d’être de retour en terre Québ.

«Notre drummeur est en Gaspésie avec Rémi Chassé, dit-il. C’est un choix esthétique. Max Gosselin le remplace dans mon boys band tranquille. Tout le monde est là rien que pour le fric, ment-il. Y’a lui qui joue avec Hubert (Lenoir)», dit-il en pointant Vincent Gagnon aux claviers. Cédric Martel, à la basse, est hilare. Puis Keith enchaîne avec une chanson de CASSHHHH, Doubidou, se rapprochant de sa foule en faisant claquer tout le monde des doigts.

«Je l’adore», dit une fille en expliquant le pourquoi du comment de son plaisir à son amie.

Keith Kouna et les au revoir humides au ShérifKeith Kouna/Photo: Élise Jetté

C’est avec Vaches que le mushpit démarre pour ne jamais finir. L’épopée animalière s’intensifie immédiatement avec Comme un macaque.

Keith monte sur un speaker et 76% des gens se disent que ça va mal finir, mais ils auront tort.

Keith Kouna et les au revoir humides au ShérifKeith Kouna/Photo: Élise Jetté

En ce lendemain de Journée mondiale de la poésie, il y va de quelques vers sataniques avant de poursuivre avec Vagues:

Vieux ministère

Vieux célibataire

Dis moi si tu es la demeure du prince des ténèbres 

Car je me réjouirais de voir l’enfer si près de l’homme 

Pendant Napalm, le mushpit devient un sit-in sur le plancher collant de la salle de spectacle. Personne ne manque d’audace. Une fille, assise sur le rebord de la scène, fait semblant de savoir les paroles en bougeant les lèvres sur les mauvais mots.

Keith Kouna et les au revoir humides au ShérifKeith Kouna/Photo: Élise Jetté

Vers la fin du show, Keith s’exclame: «On sait que vous voulez des tounes de Kaïn, mais on n’en connaît pas».

Avant de faire la pièce Oublie ça, une adaptation de la chanson Laisse Béton de Renaud Séchan. Keith nous avertit: C’est une chanson française parce que je reviens de la France et ça s’est mal passé dans les criss de bars français de marde». C’est un message clair.

Avant de finir la partie pré-rappel, il chante Livin On A Prayer avec l’aide du public en présentant son band. «Je le savais que mon public était un public de Bon Jovi», dit-il.

Keith Kouna et les au revoir humides au ShérifKeith Kouna/Photo: Élise Jetté

«Ça manque de bière! Juste du whisky, c’est tof. On travaille dans des conditions exécrables», dit Keith pendant qu’il amorce Labrador.

L’au revoir au Shérif fut convaincant. On n’est pas resté pour le rappel. Ça puait pas mal dans le Ministère. Mais c’était pas mieux dehors: il pleuvait. On peut pas tout avoir.


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