Les Trois Accords: naviguer entre nostalgie et plaisir

20h42. Le MTelus est rempli au maximum de sa capacité. Impossible de se faufiler dans le parterre. La foule est fébrile et chaque test de sons derrière l’énorme rideau de la scène soulève des cris des 2300 spectateurs et spectatrices.

20h49. Au balcon des loges, un drôle de personnage, le même que celui sur la pochette de Beaucoup de plaisir, le dernier album des Trois Accords, se met à se déhancher frénétiquement avec des maracas.

Les Trois Accords: naviguer entre nostalgie et plaisirDrôle de personnage avec maracas / Photo: Mathieu Aubry

La foule clame sa joie, les jeux sont faits: le rideau se lève et à 21h51, le party commence. «Salut Montréal, nous sommes Les Trois Accords», s’exclame le chanteur Simon Proulx.

Dès les notes de la première chanson, la table est mise pour une soirée naviguant entre la nostalgie des vieux succès et les nouvelles pièces, tout aussi rassembleuses.

À l’image de Beaucoup de plaisir, pièce d’ouverture du spectacle, la foule se réjouira tout au long de la soirée. 23 chansons enchaînées à la vitesse turbo sympathique, sans temps mort entre elles.

À la suite d’Hawaiienne, 4e chanson du spectacle, Les Trois Accords ont déjà droit à une ovation. «C’est spectaculaire», criera le chanteur à ce moment . Court, mais honnête.

Les Trois Accords: naviguer entre nostalgie et plaisirHabile jeu de lumière / Photo: Mathieu Aubry

Durant la soirée, Les Trois Accords jouent les ¾ du dernier album paru en novembre 2018. Corinne, Albino trois-quarts, Commotion (sur le ponton), Rebecca, pour ne nommer que celles-là.

Sans grande surprise, se sont les vieux succès des albums Gros mammouth album turbo, Grand champion international de course et J’aime ta grand-mère qui soulèvent le plus la foule du MTelus. Loin d’ici, Vraiment beau, Saskatchewan et Grand champion, qui déménagent royalement.

Enchaînant les chansons sans interruption, Simon Proulx prend tout de même le temps d’expliquer la signification du nouvel album, tout en racontant 2-3 niaiseries.

Les Trois Accords: naviguer entre nostalgie et plaisirVue du balcon / Photo : Mathieu Aubry

Avant d’entonner Bactéries #1, il avoue qu’il a voulu faire un album plus personnel. «On voulait parler des laisser  pour compte. Souvent, les bactéries veulent faire leur job. Elles se font constamment tuer, on voulait les encourager.» Généreux.

En plus de l’énergie des membres, l’éclairage est un élément central du succès de la soirée. Coloré, intense, stroboscopique,  le travail de Pierre-Luc Bédard engendre 2-3 crises d’épilepsie.

Les Trois Accords: naviguer entre nostalgie et plaisirDes éclairages plus sobres ici / Photo : Mathieu Aubry

«Voir des grands comme Gilles Vigneault et Charles Aznavour marcher dans nos pas, ça nous touche beaucoup», ajoutera Simon Proulx en fin de spectacle. Une ironie à leur image qui est forcément responsable de cette salle joyeuse et sold out.


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