Alex Burger: la Rive-Sud, sans devoir passer sur le pont

C’est dans un Club Soda bien assis sur des chaises qu’Alex Burger procédait à sa rentrée montréalaise hier soir. Un show à saveur de lancement et de «enfin, on peut jouer pour de vrai câlisse.» Un voyage en Montérégie au confluent du rock, du country et de la pop… sans même avoir à prendre le Pont Jacques-Quartier.

Alex Burger: la Rive-Sud, sans devoir passer sur le pontAlex Burger/Photo: Élise Jetté

Riche d’un nouvel album sorti cette année, Dans la nuit lente, c’est Nicolet que l’on accueille en première partie. «Le nom de mon projet, ce n’est pas pour l’école de police, c’est pour la rue sur laquelle j’habitais quand j’ai commencé le projet», précise-t-il pour les néophytes.

Après avoir commencé avec Prune, il poursuit avec La Fontaine, issue de son disque Hochelaga (2017), une chanson en parfait accord avec l’automne sur le fait de ne pas nécessairement aimer sa vie. «On s’est dit que ce serait l’fun de traîner le fantôme de nos amis musiciens, augmenter le coefficient de difficulté», explique le musicien en pointant la machine qui l’accompagne.

Alex Burger: la Rive-Sud, sans devoir passer sur le pontNicolet/Photo: Élise Jetté

«Burger a déménagé dans mon coin, on parlait de puits artésien et il m’a demandé si j’avais quelque chose de prévu aujourd’hui et me voilà.» Assis devant son public assis, il se réjouit de la formule: «Sti, c’est l’fun un show assis!» Tous ceux qui n’ont plus vingt ans dans la salle sont bien d’accord.

Il conclut sa prestation de quelques pièces un excellent morceau: «Ça s’appelle Le retour des animaux. Bye.»

Alex Burger: la Rive-Sud, sans devoir passer sur le pontAlex Burger band/Photo: Élise Jetté

Et le Montérégien d’adoption montréalaise monte sur scène avec son band qui est presque celui de Mon Doux Saigneur, plus ou moins Lou-Adrianne Cassidy. Après deux tounes, il s’adresse à son public: «J’ai rien préparé. Je me suis rendu compte cet été que je suis pas un humoriste.» De la belle franchise, ça.

Le spectacle se déroule devant un décor de collines montérégiennes qui ne vont pas si bien que ça et on espère qu’elles sont en meilleur état dans la vraie vie. 

Alex Burger: la Rive-Sud, sans devoir passer sur le pontMandela Coupal Dalgeish, David Marchand, Lou-Adriane Cassidy et les collines montérégiennes/Photo: Élise Jetté Alex Burger: la Rive-Sud, sans devoir passer sur le pontEliott Durocher/Photo: Élise Jetté

Visiblement déjà avancé dans le projet de continuer à faire des chansons étant donné que son album était prêt et sorti depuis un petit moment, il nous offre une nouvelle toune qui parle d’avoir envie de boire.

«Cet après-midi, la batterie dans ma guitare était morte. Ça m’a stressé, dit Burger. Je vais vous le dire. Je remplace l’humour par l’honnêteté.»

Il enchaîne avec J’prends ça pour du cash et J’abandonne la randonnée. Étant donné l’état des collines montérégiennes, on ne peut pas vraiment lui en vouloir d’abandonner la randonnée. Il puise du réconfort dans son instrument: il enlace son manche de guitare comme si c’était un vieil ami. 

Alex Burger: la Rive-Sud, sans devoir passer sur le pontAlex Burger/Photo: Élise Jetté

Un peu plus tard, on entend la pièce Josée dédiée à la maman d’Alex présente dans la salle. La madame assise devant moi s’appelle sûrement aussi Josée parce qu’elle s’étonne et s’enthousiasme de ce fun fact. «Dites-le à vos parents que vous les aimez», dit Alex.

Malgré cette face, Alex est content durant tout le show:

Alex Burger: la Rive-Sud, sans devoir passer sur le pontAlex Burger/Photo: Élise Jetté

Et le rock et le country continuent leur sympathique mariage avec une toune qui parle de dope, une autre qui parle de crise d’adolescence et une au sujet de la seule pataterie de qualité à Saint-Hyacinthe. 

Lisez notre entrevue avec Alex Burger lors de la sortie de Sweet Montérégie.

«Le EP de 2018, ça vous dit de quoi?, dit Burger. Wow, on n’est pas habitués de jouer devant des gens qui nous connaissent. »

Comme cette rentrée montréalaise, Burger l’appelle son lancement, il sort son petit papier de remerciements de tout le monde. Il parle entre autres de sa dépendance aux concours: «je les ai tous faits» et du fait qu’il veut stager un comeback de Caltâr-Bateau.

Alex Burger conclut avec la toune qu’on a eu dans la tête toute l’année: Sweet Montérégie. Il revient en solo pour une toune, fait une joke de couvre-feu, puis le band se joint à lui pour Dormir sur ton couch, une belle complainte de la soirée qui finit tout croche, mais de belle façon.


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