Izia

Izia
AZ/Universal
Sortie : Juin 2009

Dans la famille Higelin, je voudrais la fille. BONNE PIOCHE ! L'avantage avec la famille Higelin, c'est que vous avez plusieurs chances de faire bonne pioche. Tout le monde connaît depuis longtemps le père, Jacques, et depuis quelque temps déjà le fils, Arthur H, il ne manquait plus que la fille pour compléter le tableau de famille.

La voilà, donc ; Izia, la p'tite dernière de cette famille où chaque membre semble être né, non pas avec un " poil dans la main ", comme chantait le père, mais plutôt avec un micro à la main et un taux de talent exceptionnellement élevé. Et visiblement, ça lui a réussi, à la jeune Izia, d'avoir été biberonnée aux sons de la collection de disques du paternel.
Du haut de ses 18 ans, la rockeuse un brin déjantée a d'ores et déjà l'assurance d'une grande et une expérience de la scène à faire pâlir de jalousie plus d'un zicos (elle a assuré la première partie d' Iggy Pop à tout juste 16 ans !!)... et non, elle ne doit pas ce début de carrière fulgurant au fait qu'elle soit la " fille de..." ! Les sceptiques n'auront qu'à écouter son disque pour s'en rendre compte. Rien à voir avec tous ces groupes de " babies rockeurs " qui bourgeonnent un peu partout et se propagent sur les ondes hertziennes comme une poussée d'acné sur le blair d'un ado.
Malgré son jeune âge et le poids de l'influence de ses aînés, Izia a un univers bien à elle, une personnalité affirmée, et expectore des vocaux éraillés sur un rock abrasif qui clouera le bec aux mauvaises langues. Certains journalistes vont même jusqu'à la décrire comme " la nouvelle Janis Joplin "... bien sûr, certains journalistes ne peuvent pas s'empêcher de pousser mémé dans les orties, mais tout de même, il faut se rendre à l'évidence ; si le premier album éponyme de la jeune Izia n'est certes pas sans maladresses ou incroyablement révolutionnaire, il est néanmoins évident que l'on est en possession d'une rockeuse en acier trempé.
Son premier album distille 12 titres de rock explosif, aux rythmes urgents, aux vocaux instinctifs, et où les guitares ne subissent aucunes restrictions sonores.
Le titre d'ouverture, "Back In Town", revisitant les canons du hard-rock, introduit l'auditeur en rudesse dans son univers à la fougue juvénile, sans fioritures ni facilités.
On retiendra en particulier les tubesques "Let Me Alone" et "Blind" (qui faisaient partie de sa première démo), le fiévreux "You Say Party! We Say Die!" et l'érotique "Whole Lotta Love"... entre autres, donc, puisque quasiment tous les titres sont puissants et accrocheurs.
C'est clair, on tient-là l'une des futures " grandes du rock ", et en attendant, un disque des plus intenses et musclés.

Bonnes affaires MP3 Rock
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