The Flairs

Nothing to Lose

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Bad Reputation
Sortie : Février 2011

De jolies filles peu vêtues qui font du rock, avec ce qu’il faut de tatouages et de teintures capillaires, c’est toujours ultra-sexy. Dans le cas de The Flairs, il y a un mec. Ça gâche un peu le paysage mais ce “3/4-female band” a aussi des arguments musicaux très accrocheurs.

En langue français, le masculin l’emporte. On ne dira donc pas “les Canadiennes de The Flairs”, mais “les Canadiens de The Flairs“. Comme avec les punkettes de The Soviettes, on est embarrassés par l’élément phallique qui nous empêche de les ranger à coté des autres Riot grrrl.
Ce combo se pose cependant comme le digne héritier de ses glorieuses prédécesseures, telles que les grunges L7, les punks Lunachicks, les rock’n roll Runaways, les heavy Girlshool, etc, etc.
D’ailleurs, question références, les filles de Vancouver lâchent du lourd : Aerosmith, Guns’n Roses, Ramones, Skid Row … peut-être pas les modèles les plus originaux, mais clairement les plus sincères, et franchement pas de mauvais goût.
En 2007, The Flairs avait sorti son premier album de Metal percutant. Leur musique n’est certes pas d’une singularité transcendante, mais l’accent est mis sur l’efficacité.
Du bon rock avenant qui ne se la joue pas intello ou torturé. C’est du direct, t’aimes/t’aimes pas, mais fais pas chier. Avec un détail esthétique sympa, la guitariste est gauchère et le bassiste est droitier … scéniquement, ça fait classe.
La recette n’a pas changé d’un iota pour Nothing to Lose. Les riffs sont catchy et la voix de la chanteuse Dawn Mandarino est assez énergique pour suivre la cadence. Les bonnes compositions comme “The Scene”, “The Wrong Track”, “The End” sont entourées d’un magma très homogène de rock volcanique dont la température ne chute jamais. On remarquera la reprise “Rebel Yell”, qui respecte bien l’originale de Billy Idol.
Si la référence en la matière reste les suédoises de Crucified Barbara, The Flairs a largement les moyens de faire son trou et rentrer dans le dictionnaire ultime des groupes de rock féminin, avec l’astérisque qui s’impose.


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