Les Louanges Expansion Pack: L’extension de l’été

Co-réalisé par Les Louanges et son ami Félix Petit, le mini-album Expansion Pack arrive comme l’automne après l’été très chaud, c’est-à-dire tel un vent de fraîcheur bien mérité. 

Vincent Roberge n’a plus besoin de présentation. L’auteur-compositeur-interprète fait tourner des têtes à travers le Québec, mais aussi à Paris et à Austin. La première chanson du EP sortie plus tôt ce mois-ci, Attends-moi pas, relate d’ailleurs cette vie de tournée que le musicien mène depuis le début de l’été. Il n’a pas fini de visiter le monde ni d’avoir de plus en plus de succès. 

Expansion Pack compte quatre autres pistes toutes aussi planantes les unes que les autres. Attends-moi pas donne le ton à l’album. Comme sur ses autres chansons, la poésie des Louanges est particulièrement accessible, car tous les Québécois peuvent s’identifier à ses textes. 

En plus des métaphores, on vibre au rythme de la deuxième chanson du EP, Parc Ex. Oubliez les vidéos un peu étranges de ASMR sur YouTube, Parc Ex est comme un massage de tête.

La flûte et le saxophone nous transportent dans cet univers où les genres se mêlent et où la tête ne se pose plus de question. «J’avais pas seulement soif de toi, mais aussi faim», chante-t-il. Vincent Roberge prouve qu’avec Les Louanges, il crée son propre style.

Avec des analogies de tennis et du synthétiseur, Les yeux sur la balle est une autre pièce intelligente du mini-album. C’est tout à fait brillant de mêler Les Louanges au rap. Deux fois plutôt qu’une sur l’EP, le chanteur se joint à un rappeur pour créer des morceaux uniques et denses. Dans Les yeux sur la balle, c’est Robert Nelson qui happe l’auditeur par son flow particulier.

Bien que Vincent Roberge n’ait besoin de personne pour créer une chanson originale, la collaboration de Marky Lavender sur Drumz est bien accueillie. La programmation électronique de Robert Robert ajoute un côté dance au groove du duo. 

Le court instrumental Arbois, laisse l’auditeur avec un sourire pour la fin du disque. «Tout va bien, tout va bien», résonne la voix d’une personne visiblement défoncée provenant sûrement d’un message laissé sur une boîte vocale. Effectivement, tout va bien. On ne peut que se sentir détendu et euphorique à la fois après l’écoute. 

Vincent Roberge a compris que pour réussir, il faut s’inventer soi-même et être incomparable à ce qui se fait déjà. Avec cette dernière oeuvre, Les Louanges continue de montrer qu’il est the next big thing à surveiller non seulement au Canada, mais en Europe et aux États-Unis.


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